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CARNAVAL DES LIBERTÉS

Manifestation revendicative pour défendre nos Libertés, et notamment la liberté d’expression et la liberté de pratique et d’accès à l’art et la culture.

Carnaval des Libertés – 20 février 2021 – Guéret (23)

Ce n’est qu’un commencement.

Communiqué des organisateurs et organisatrices – 08/03/2021

Le samedi 20 février 2021, 300 personnes masquées et costumées se sont rassemblées devant la mairie de Guéret avant de s’élancer dans les rues de la ville en un cortège bruyant et coloré. Le son des percussions, des trompettes et clarinettes, des sifflets et kazoo et d’un vélo-piano retentit dans tous les sens en une cacophonie délicieuse. Le cortège déambule ainsi pendant quelques heures, s’arrêtant devant le Palais de Justice, la Préfecture, le Musée ou encore un théâtre, le temps d’une intervention artistique. Si les lieux culturels nous sont interdits, la rue est une scène à ciel ouvert ! Et il suffit de lire les nombreuses pancartes et banderoles pour se rendre compte qu’il s’agit bien là d’une manifestation, festive et revendicative, et non d’un simple « loisir » :

« Nos désirs sont désordres »; « Faites l’amour pas les magasins »; « De l’Art pas des BôbArts » ; « Lamoitié des hommes politiques sont des bons à rien, les autres sont prêts à tout » ; « A bas lesmasques » ; « Liberté d’instruction » ; « Mes responsabilités, mes choix » ; « Résistance globale, la liberténe peut mourir en toutes sécurité » ; « Macron président des pollueurs » ; « La culture prend l’eau » ; »Fiché Fauché Fâché » ; « Tremblez crapules la troupe des gueux a faim » ; « Arrêtez de nous encager »; « Arrêtez la mascarade » …

Les revendications sont multiples bien que nous ayons placé la manifestation sous l’étendard de l’art et de la culture. Voilà la nature profonde du Carnaval qui se révèle : un événement culturel populaire où le festif et le subversif se mêlent pour faire « catharsis ». A Carnaval on peut tout revendiquer. A Carnaval, on bouscule les règles et l’ordre établi. Et en effet face aux mesures mortifères du gouvernement cet acte qui libère les corps et occupe l’espace public est hautement subversif.

Alors que la réouverture de certains lieux culturels et la tenue de certains festivals sont de plus plus évoquées, l’acceptabilité des conditions posées, ou proposées, par le gouvernement doit être questionnée.

Il y a la culture des lieux conventionnés, des grandes salles, des professionnel et professionnelles… Il y a aussi celle des bars et des restaurants ; des associations locales qui font vivre les campagnes et les quartiers; celle de la rue,des marchés ; celle des amateurs, des sans « statut » ; celle des fêtes populaires, des fêtes de villages ou de quartier,des thés dansant aux free-party, celle des carnavals. Qu’en sera-t-il de cette culture populaire – invisible et invisibilisée par les médias et les déclarations gouvernementales – dans les prochains protocoles réglementant notre accès à la culture ?

L’instauration d’un «pass sanitaire», d’une jauge limitée, l’interdiction de tenir des événements debout… ne va-t-il pas creuser un fossé entre une culture qui serait « acceptable » et une autre que le serait pas ? Entre une culture académique, capable (financièrement, techniquement et matériellement) de tenir les exigences gouvernementales et une culture marginale – ou marginalisée – qui ne le serait pas ? Nous refusons qu’une telle dichotomie soit faite. La culture est diverse et c’est sa diversité qui fait sa richesse.

Cela doit également poser la question de la sorte de culture, et donc la sorte de vie, que nous voulons.

Les actions en faveur de l’accès à la culture se multiplient depuis plusieurs semaines. Et elles sont menées aussi bien par des professionnel(le)s, que par des amateurs/amatrices ou des aficionados. Cela nous montre à quel point la culture fait partie de notre vie quotidienne. Et l’une comme l’autre sont prises en otage depuis près d’un an par une crise sanitaire dont il ne fait plus aucun doute qu’elle est honteusement instrumentalisée par nos gouvernements pour étouffer tout mouvement social et toute velléité de contestation, pour nous infantiliser et nous soumettre.

Interdire l’accès à l’art et à la culture, c’est interdire toute vie sociale, en dehors de celle très limitée et étroitement réglementée que nous pouvons avoir au travail.

Dans ces conditions, revendiquer l’accès à l’art et à la culture, c’est aussi revendiquer l’accès à nos vies. C’est pointer du doigt les incohérences d’une politique sanitaire qui vire de plus en plus à l’autoritarisme, au totalitarisme,et affirmer haut et fort que nous ne sommes pas dupes de la manœuvre.

Le Carnaval des Libertés a pris fin ce samedi 20 février à 16h sur l’Esplanade Nelson Mandela où l’on brûle le Seigneur « Micron 1er », « Ennemi des braves gens » et dans la « Poubelle de l’Histoire », tout ce que nous souhaiterions voir disparaître. Quelques artistes ont joué encore quelques morceaux, déclamé quelques textes.

Nous souhaitons que ce ne soit qu’un commencement.

L’art et la culture, académique ou populaire, dans les salles ou dans la rue, font résistance car ils nous relient et ne peuvent exister qu’en liberté.

Alors, dansons, chantons, jouons, défilons… Résistons de toutes les manières possibles et retrouvons nos libertés !

Les organisateurs et organisatrices du 1er Carnaval des Libertés de Guéret, des artistes, mais pas que.

photos Henri Coldeboeuf – www.hasards.free.fr


Carnaval des Libertés

Guéret – 20 février 2021 – départ 11h devant la mairie

Le samedi 20 février renouons avec le caractère subversif du carnaval !

Libérons nos imaginaires !

Défilons déguisé(e)s (et masqué(e)s), faisons du bruit, soyons joyeux, joyeuses et coloré(e)s, car c’est le monde que nous voulons ! Construisons des chars d’assaut artistiques ! Si tous les lieux d’art et de culture sont aujourd’hui fermés, la rue sera notre théâtre, notre scène !

Le carnaval c’est l’esclave qui devient le maître, c’est la catharsis d’un peuple opprimé, en Amérique latine il est considéré comme une grande libération sociale.

Quel meilleur moyen d’exprimer notre ras-le-bol des interdits et des restrictions, notre désir de Liberté, notre refus d’une société de contrôle et de surveillance généralisée où chacun et chacune d’entre nous devient suspect ou suspecte ?

Prévois tes textes, tes instruments, tes casseroles, ta corne de brume… ou tout autre moyen de te faire entendre ! Et de quoi becqueter !


Manifestation revendicative déclarée en préfecture. Les manifestations ou rassemblements à caractère revendicatif déclaré(e)s en préfecture ne sont pas interdit(e)s par l’état d’urgence sanitaire. NOUS POUVONS MANIFESTER ! Respect des gestes barrières et port du masque obligatoire.

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Contact : jeskah@hotmail.fr

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